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RAPPORT DE FORMATION SUR LA PREPARATION DE LA POPULATION DE MATADI AUX ELECTIONS ET SENSIBILISATION DES CANDIDATS ET CANDIDATES DEPUTES A LA CULTURE DE REDEVABILITE

Introduction

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet sur la « préparation de la population de Matadi aux élections et sensibilisation des candidats et candidates député (e)s à la culture de redévabilité  »  il a été organisé par le Bureau de Liaison avec le Parlement BLP/CENCO en collaboration avec la Commission Diocésaine Justice et Paix Matadi avec l’appui financier de l’ambassade de la France en République Démocratique du Congo, un atelier de lancement et formation pendant deux jours  soit du 02 au 03 novembre 2018 dans la salle Paroissiale Notre-Dame Médiatrice

19 participants dans lesquels se trouvaient deux candidats députés, tous ont bénéficié de cette formation assurée par Monsieur Eugène NGABU et Jean Paul MULIANGA du Bureau de Liaison avec le Parlement BLP/CENCO.

La séance ouverte par une prière dite par un participant suivi de la présentation du programme de déroulement par le Chargé des projets de la Commission Diocésaine Justice et Paix Matadi.

Le premier jour de la formation, les points ci-après ont été développés :

  1. 1.   Présentation générale du projet et Fixation des rôles de chaque partie prenante ;
  2. 2.   Démocratie et Décentralisation.

DU DEROULEMENT

Avant  d’entrer dans le vif du sujet, nous avons  procédé à l’auto présentation des participants et des formateurs suivis de vote du code de bonne conduite.

  1. 1.          LA PRESENTANTION GENERALE DU PROJET

Cette présentation a été faite par Monsieur Eugène NGABU animateur du BLP. Pour aborder son sujet, il a d’abord posé quelques questions en vue de ramener les participants à une bonne compréhension. Il s’agissait de : qu’avez-vous constaté sur le travail abattu par nos députés ? Quelle est la cause du mauvais travail abattu par les députés ?

Les constats suivants ont fait l’objet des questions posées :

-      L’absence de redevabilité ;

-      L’incompréhension du rôle ;

-      L’absence du contrôle parlementaire ;

-      L’absence d’indépendante des députés ;

-      Manque d’information de la population ;

-      Sous information des électeurs et des élus ;

En effet, tous ces problèmes sont dus au non organisation des élections des députés nationaux et provinciaux, et la mauvaise représentation des députés dans les Assemblées Nationale et provinciales. Car, la mauvaise représentation des députés a comme conséquence la mauvaise gouvernance et la mauvaise gouvernance entraine la pauvreté.

Pour faire face à tous ces problèmes l’intervenant a donné ces recommandations : former la population pour qu’elle soit en mesure de se choisir de bons candidats députés et de sensibiliser les candidats députés nationaux et provinciaux à la connaissance de leur rôle, entre autre voter des lois au niveau du parlement et faire le contrôle parlementaire, enfin les inculquer la culture de redevabilité.

En terme de perspective, il a parlé du résumé dudit projet en disant qu’il vise premièrement le renforcement des capacités d’analyse des citoyens à travers diverses formations sur la gouvernance, la démocratie et la paix ; deuxièmement la redynamisation des cadres de concertation entre les citoyens et les candidats ; troisièmement la responsabilisation des candidats à travers une charte de l’élu précisant sa redevabilité devant les citoyens. Il a également énuméré des objectifs suivants :

1.1.      Objectif général

L’objectif du projet est celui de contribuer au renforcement de la démocratie en République Démocratique du Congo qui peine à se consolider, par l’amélioration de la qualité de la représentation au niveau du parlement national et des Assemblées provinciales du Kongo – Central et de la TSHOPO.

1.2.      Objectifs spécifiques détaillés

Inculquer la culture de la redevabilité aux députés nationaux et provinciaux qui seront issus des élections du 23 décembre 2018 par les actions ci-après : les questions majeures de gouvernance, de démocratie, sur les critères de choix d’un bon député. D’ici le 23 décembre 2018 les défis à relever sont les suivants :

  1. Sensibiliser au moins 400 candidats députés nationaux et provinciaux sur la nécessité de travailler en synergie avec leurs électeurs ;
  1. La charte de redevabilité est rédigée et signée par au moins 100 candidats députés nationaux et provinciaux visés par la sensibilisation ;
  2. Au moins 250 responsables des structures citoyennes et de 150 responsables des Organisations de la Société Civile sont renforcés en capacité sur les questions majeures de gouvernance démocratique en vue de faciliter la participation citoyenne aux élections.

1.3.      Résultats

Résultat 1. Au moins 250 responsables des structures citoyennes et de 150 responsables des Organisations de la Société Civile sont renforcés en capacité sur les questions majeures de gouvernance démocratique en vue de faciliter la participation citoyenne aux élections.

Résultat 2. D’ici le 23 décembre 2018 au moins 400 candidats députés nationaux et provinciaux sont sensibilisés sur la nécessité de travailler en synergie avec leurs électeurs.

Résultat 3. D’ici le 23 décembre 2018 la charte de redevabilité est élaborée et signée par au moins 100 candidats députés sensibilités visés.

En termes d’activités relatives au projet en cours, il a été prévu :

-      Atelier de démarrage ;

-      Formation des animateurs ;

-      Formations  des sensibilisateurs par les animateurs ;

-      Réunions participatives ;

-      Sensibilisation de la population et des candidats députés ;

-      Tribune de l’Expression Populaire (TEP) ;

-      Les émissions à la télévision et radio.

Pour la réussite dudit projet, l’intervenant a conclu son exposé en disant  chaque formateur s’engagera à former 10 sensibilisateurs puis chaque sensibilisateur va sensibiliser 25 à 27 personnes sur la matière exposé ci-dessus.

De 10h 47’ à 11h 05’ est intervenue la pause-café

  1. 2.          DEMOCRATIE ET DECENTRALISATION

La deuxième intervention celle de Monsieur Jean Paul MULIANGA, le Directeur du Bureau de Liaison avec le Parlement (BLP), s’est articulée sur la démocratie et la décentralisation. Avant d’aborder les différents points des matières prévues, il a commencé par le mot introductif porté sur le rôle de l’Eglise dans la politique, le choix des élus nationaux et provinciaux, l’organisation de BLP, a aussi énoncé le plan de formation dans les bases en invitant également les participants à participer activement aux interventions et de respecter les règles de bonne conduite qui ont été votées.

2.1.      DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

Dans son introduction, le facilitateur a commencé par poser des questions relatives à la démocratie participative en vue de tester le niveau des participants à ce sujet. Son intervention était basée sur le développement et explication des éléments suivants :

-       Il définit la démocratie étant un type d’organisation politique dans laquelle la totalité des citoyens sans aucune discrimination détient le pouvoir. Ainsi la démocratie peut être directe ou participative ;

-      Genèse de la démocratie participative ;

-      Inclusion de la démocratie participative à la démocratie représentative ;

-      Les caractéristiques de la démocratie participative ;

-      Les conditions et obstacles à la participation citoyenne ;

A propos des obstacles, un débat houleux a été ouvert sur le phénomène du fétichisme. Ce dernier a permis aux participants de pousser de multiples raisons le favorisant dans la participation citoyenne.

Pour clore, il a relevé l’article 5 de la constitution disant que le fondement du pouvoir repose sur la volonté du peuple.

De 13h 35’ à 14h 02’ une pause repas offerte aux participants 

2.2.      LA DECENTRALISATION

Sa deuxième intervention était orientée sur les notions de décentralisation. L’intervention s’est avérée participative, car le formateur, dans le souci de mieux interagir avec les participants, a demandé à ceux qui ont déjà suivi la formation sur la décentralisation de résumer quelques notions ayant trait à ce sujet.

En lisant l’article 3 de la constitution, il a expliqué en effet quelques notions de la décentralisation en développant immédiatement les éléments ci-après :

-      Le but ultime du concept ;

-      L’objectif principal de la décentralisation ;

-      Notions de base de la décentralisation ;

-      Les perspectives d’avenir.

Dans ce sujet, certains articles de la constitution ont été lus pour approfondir son exposé. Ainsi, les participants ont commenté le sujet sur base de l’expérience vécue liée aux problèmes considérés étant les obstacles majeurs empêchant la décentralisation. Avant de conclure, il a parlé des perspectives d’avenirs suivants :

-      finalisation du cadre juridique ;

-      Transfert des compétences, des ressources et des charges aux provinces et ETD ;

-      Renforcement de capacité des acteurs clés ;

-      Appropriation du processus par toutes les parties ;

-      Poursuivre le processus électoral ;

-      procéder aux élections des gouverneurs et vice – gouverneurs dans les nouvelles provinces ;

CONCLUSION

Pour la réussite de la décentralisation en République Démocratique du Congo, le Gouvernement central et les provinces doivent manifester leur volonté politique de poursuivre la mise en œuvre effective, cohérente et harmonieuse du processus de décentralisation.

Suivie de la présentation et étude de quatre affiches parlant des notions de la charte de redevabilité.

La séance clôturée par une prière prononcée par un participant, suivie de la prise des photos d’ensemble.

2e JOUR

Le deuxième jour a connu trois interventions faites par Monsieur Eugène NGABU, et s’est ouvert par une prière dite par un participant. Après l’exercice physique initié par le formateur et la restitution de la matière du premier jour aux participants, les points ci-après ont été annoncés à  l’ordre du jour :

-      Politiques Publiques ;

-      Contrôle Citoyen de l’Action Publique ;

-      Notions de Plaidoyer et Lobbying.

DU DEROULEMENT

  1. 1.   POLITIQUES PUBLIQUES

Pour comprendre les notions des politiques publiques, l’intervenant a orienté les participants en leur posant des questions suivantes :

-      Qu’est ce qu’un état ou une nation ?

-      Qu’est ce qui fonde un état ?

-      Est-ce qu’on peut vivre seul ?

Sur base de ces questions, il a relevé les articles 43 et 47 de la constitution relatifs  aux droits collectifs d’un Citoyen. Suivie de la pause-café

Le concept «  politique publique » est définit étant un ensemble des stratégies constitutionnelles que le gouvernement met à la disposition de la population en vue de résoudre ses problèmes dans le domaine spécifique. Cette définition lui a permis d’énumérer et de développer les éléments suivants :

-      La source des politiques publiques ;

-      Participation et partenariat ;

-      Les six niveaux de participation ;

-      Contrôle citoyen de l’action publique.

De 10h 50’ à 11h 10 est intervenue la pause-café

  1. 2.  CONTROLE CITOYEN DE L’ACTION PUBLIQUE

Le Contrôle Citoyen de l’Action Publique c’est une action menée par des citoyens ou les organisations de la société civile pour amener les gouvernements et les collectivités locales à leur rendre des comptes. Le facilitateur a fait la démonstration  des points suivants :

2.1.      L’importance du CCAP est de promouvoir la bonne gouvernance, accroitre l’efficacité du développement et de renforcer des moyens d’action ;

2.2.      les moyens du CCAP : l’accès à l’information, faire recours aux élections, initier des  pétitions, faire de plaidoyer et le lobbying.

2.3.      Les mécanismes pour exercer le CCAP : faire des analyses sociales, budget participatif, les audits sociaux, jury citoyen et les émissions interactives, etc.

2.4.      Les strategies du CCAP : faire  l’analyse et  la diffusion de l’information, mobilisation de la communauté, négociation du changement, organiser des sessions de formation avec les autorités, production des affiches, etc.

2.5.      Les facteurs favorisant le CCAP : la synergie de l’état de la Société Civile, accès à l’information, mise en place des mécanismes nécessaires et faire preuve d’intégrité (lutter contre la corruption).

2.6.      Les outils du CCAP : l’observatoire, Tribune de l’Expression Populaire, le cahier de charge et évaluation.

  1. 3.  PLAIDOYER

En ce qui concerne  le plaidoyer, plusieurs éléments ont été développés par l’intervenant. Sur ce, il a d’abord défini le concept étant une défense active en faveur d’un individu, d’une opinion ou d’une cause. Et ce dernier s’adresse probablement aux  décideurs.

Il a fortement argumenté la technique de lobbying comme une action de coulisse ou une sorte de pression exercée pour influencer la décision tout en passant par la personne ayant des relations étroites avec le décideur. S’agissant des points communs du plaidoyer et lobbying, disant que les deux sont argumentatifs et ont un même cible.

3.1.      L’objectif du Plaidoyer

Le plaidoyer vise à changer les politiques ou les programmes du gouvernement, des institutions ou des organisations.

3.2.      Les principes de bases du plaidoyer et lobbying : la légitimité, la force, la crédibilité et la fiabilité.

3.3.      Les cibles du plaidoyer

-      Cible principal : les décideurs ;

-      Cible primaire : la population affectée par les problèmes identifiés ;

-      Cible secondaire : les gens qui influencent fortement les décideurs.

3.4.      La planification du plaidoyer

Pour une bonne planification du plaidoyer, il faut commencer par identifier les problèmes et engins et penser à tisser des relations  afin d’obtenir les résultats probants.

De 14h 34’ à 15h 23’ une pause-repas offerte aux participants

A la reprise, les participants  scindés en deux groupes ci-après :

Le premier groupe constitué de sept personnes a travaillé sur la planification détaillée des activités à la base.

 

        ACTIVITES

       JOUR

           LIEU

 RESPONSABLE

 OBSERVATION

 

1

 

Identification et

contact : 

- Candidats députés nationaux et provinciaux

-  Sensibilisateurs

-  Sites

 

 

- Du 05 au 10 novembre

 

Députés

-  Résidences

 Sensibilisateurs

- Associations et ONG

 Sites

- Paroisses

- Quartiers

- Eglises

- Associations

 

 

- Formateurs

 

 

2

 

Organisation du briefing des sensibilisateurs

 

- Du 05 au 10 novembre

 

-  Bureau REFED

-  Paroisse Saint Joseph

-  Paroisse Notre-Dame de Fatima

- C.P.S /KIAMVU

- Avenue Mama Yemo

-  Etc…

 

- Formateurs

 

 

3

 

Sensibilisation des candidats

 

- Du 12 au 22 novembre

 

-  Résidences

-  Bureaux P.P

-  Q.G.P.P

-  Autres

 

- Formateurs

 

 

4

 

Déploiement des sensibilisateurs  sur le terrain

 

- Du 12 au 22 novembre

 Sites

-   Associations

-  Quartiers

-  Paroisses

-  Eglises

 

 

-  Binômes des sensibilisateurs

-  Superviseurs

 

 

5

 

Supervision

 

- Du 12 au 22 Novembre

 

- Sites

 

-  Formateurs

 

 

6

 

Production émissions Radio et télévision

 

-          Du  12 au 22 novembre

 

-  R.T.D.M

-  R.T.N.C

-  SARA TV

 

-  Formateurs

-  Journalistes

 

     7

         Rapportage

  1. Formation
  2. Sensibilisation (candidats et communauté)

 

- Du 12 au 13 novembre

- Du 22 au 29 novembre

 

-  C.D.J.P

-  C.D.J.P

 

-  Formateurs

-  Formateurs

-          Sensibilisateurs

 


Le deuxième groupe celui de huit personnes à travaillé sur la mouture de la charte de redevabilité.

 

EXPOSE DES MOTIFS

 

La République Démocratique du Congo, étant une jeune démocratie et sortant d’une dictature, beaucoup de règles de la démocratie, échappent d’une part à la population (ignorance) et d’autre part aux élus.

 

Bon nombre d’électeurs et élus vivent dans l’ignorance de la loi (Constitutionnelle).

 

Les électeurs de leur côté, ne comprennent pas leurs Droit et, aussi les élus ignorent leur rôle au parlement et leurs obligations vis-à-vis de la population.

 

Conformément à l’article 5 de la Constitution du 18 Février 2006, tel que révisé et complété à ce jour, le peuple veut faire appliquer sa souveraineté en exerçant son pouvoir de contrôle dévolu  dans la Constitution.

 

Pour ce faire, le peuple veut faire respecter le pouvoir lui confère par la constitution, en faisant comprendre aux candidats Députés que, le pouvoir est l’œuvre du peuple et non des partis ou d’une autorité politique comme ce fut dans les deux mandants qui s’achèvent.

 

Les électeurs pensent que c’est une heure de vérité d’où, le ou la candidat(e) qui souhaite être élu(e), doit promettre de respecter le principe de la redevabilité, ce qui  veut dire qu’il doit promettre de rendre compte à ses électeurs, par respect de sa souveraineté et de l’exercice de son pouvoir.

 

Par conséquent, il est instauré, une charte par laquelle, les électeurs et les candidats, doivent prouver leur volonté de respecter leurs devoirs et  obligations prévus dans la Constitution.

 

Conscients de nos responsabilités devant Dieu, déclarons de signer la présente charte de redevabilité.

 

CHAPITRE I. DE L’ENGAGEMENT

 

Article 1. Les parties prenantes s’engagent librement et de commun accord à l’élaboration d’une charte de redevabilité des députés nationaux et provinciaux ;

 

Article 2. Le député s’engage vis-à-vis de sa population à rendre compte régulièrement à travers sa base, de la mission lui confiée ;

 

Article 3. Le député reconnait par la représente qu’il a reçu mandat de sa population à travers les élections pour la présenter au sein du parlement ;

 

Article 4. La mission dévolue au député  est celle de voter les lois  et édits ainsi que d’exercer le contrôle de l’exécutif conformément aux lois du pays ;

 

CHAPITRE II. DE LA PERIODICITE

 

Article 5. 

 

-          le député rend compte de sa mission parlementaire auprès de la population de sa circonscription électorale à travers les matinées politiques, conférences de presse et les medias ;

 

-          La population s’engage à recevoir le député pour lui rendre compte des activités parlementaires.

 

Article 6. À la fin de chaque session parlementaire, le député rend compte à sa base plus ou moins trois (3)  mois.

 

Article 7. Toutes les parties prenantes s’engagent au respect des dispositions de la présente charte qui entre en vigueur à la date de sa signature

 

Représentant du peuple

 

Le député

 

S’en est suivi la mise en commun de deux groupes faite par le rapporteur de chaque groupe.

 

Pour former les sensibilisateurs et aborder les candidats députés, le Chargé des Projets de la CDJP Matadi a demandé  aux participants de constituer des équipes, chacune doit contenir deux personnes afin d’atteindre l’objectif du projet.

 

Prenant la parole au nom de la CDJP Matadi, le Chargé des Projets a remercié les participants pour leur générosité et disponibilité de répondre à  l’invitation qui leur a été donnée. Il a également monté un groupe de quatre personnes devant se rencontrer avant la formation pour approfondir la question relative à la sensibilisation

 

La séance a été clôturée par une prière dite par un participant.